Le dernier jour, la dernière occasion de performer
Le Grand Pardon
Samedi matin, ciel radieux, on sent qu'il va faire chaud (la météo annonce 30°C).
Comme le lever était programmé une heure plus tard, la soirée s'est un peu prolongée, notamment autour de la petite piscine sur le toit de notre hôtel Bruggli.
Hier après midi, nous avons fait une superbe excursion jusqu'au sommet du mont Pilatus, à une dizaine de km du terrain. 2100 mètres que l'on a remontés par un long téléphérique. Le paysage passe des alpages à la haute montagne avec la proximité de sommets enneigés. Superbe. On vous le recommande si vous passez par Lucerne. Dernière descente à 18h. Sinon, on peut passer la nuit dans l'un des hôtels située près du sommet.
Pour le moment, le Belgique est dixième à l'interéquipes, avec comme places individuelles:
| Place | Nom |
|---|---|
| 24 | Denis Duchesne |
| 31 | Steeve Hansoulle |
| 38 | Alex Barbier |
Les trois premiers classés sont Martin Herrig, Andreas Herrig et Fidel Frick. Ce classement n'a gère changé depuis quelques jours, ce qui confirme la classe de ces pilotes. Le champion sortant Andreas Boehlen est quatrième, suivi de Roland Henninot (France). Vient ensuite le talentueux Hollandais Jeroen Smits, émule de Joris ten Holt. Les Américains sont aux places 7, 15 et 16.
Donc ce matin, on commence par la dernière distance, du tour 7, à 9h15. Nous avons décidé de modifier quelque peu notre approche de cette épreuve, puisque notre stratégie précédente s'est révélée peu productive au cours des derniers jours, c'est le moins qu'on puisse dire.
Beaucoup de modèles sont mis en vente...
Distance tour 7
Alex est dans le premier groupe où figure aussi le Norvégien Espen Torp. Notre pilote effectue un vol très régulier, au delà des hangars. Il allonge 14 contre 17 pour Torp. ce dernier est parti un peu plus tard et a volé entre les hangars et la zone des fils, en réalité au dessus du tarmac deavnt les hangars.
Steeve vole dans le cinquième groupe, avec notamment Roland Henninot. Le meilleur du groupe est l'Espagnol Aymat, qui fait 21. Steeve, avec son 19, s'en tire fort bien, alors que Roland doit se satisfaire de 18.
Denis est dans le groupe 11, où il affronte une opposition apparemment modeste. Il réalise 26 bases, contre 25 pour Rosso et 23 pour Nyberg.
Arrivée au terrain de Gui Manese et son épouse. Ils sont en vacances dans les environs.
Arrivée au paddock belge de notre président Gérard Proot, et son épouse Claire (le les deux chiens et le chat!).
Vitesse du tour 7
On vole donc la vitesse dans l'orde approximatif (contrôles de fréquences obligent). Le premier à voler est Alex. Il fait 20.99. Peu de temps après, ll'Australien Chabrel fait 16.42. C'est le meilleur temps actuel au moment où vole Steeve. Il fait une première montée assez moyenne, puis repart et fait une vitesse modeste de 21.48. Denis lui aussi repart une fois, mais son altitude n'est pas exceptionnelle. Il vole quand même et fait 19.97. C'est sa vitesse la plus faible. Donc l'un dans l'autre, cette épreuve ne nous fera pas évoluer significativement au classement. Il faut attendre la fin pour savoir en fin de compte comme notre équipe s'est comportée.
Verdict final
Et voilà, l'aventure s'est terminée. Proclamation devant le monument à l'aviation militaire suisse, devant l'entrée de l'aérodrome.
Le champion
Le vainqueur est l'Allemand Martin Herrig, qui précède de 180 points son frère Andreas Herrig. La troisième place revient au pilote du Lichtenstein Fidel Frick, à plus de 450 points derrière le premier. Ce classement est assez atypique d'un championnat F3B et reflète les conditions plutôt exceptionnelles dans lesquelles il s'est déroulé. Rappelons qu'à Amay, en 1979, la différence entre le premier et le second était de moins de 2 points, et qu'il avait fallu recourir aux score à deux décimales pour bien s'assurer de qui avait gagné. Les classements serrés avaient été plutôt la règle depuis.
Martin Herrig et son frère prouvent ici qu'une approche rationnelle et systématique de la conception et de la réalisation d'un planeur est payante, surtout lorsqu'elle est couplée à une grande maîtrise du pilotage. Andreas Herrig était déjà médaille d'argent aux championnats F3B 2005 en Finlande. Leur modèle, le Radical, est désormais la référence absolue en matière de planeur modèle réduit performant. Entre des mains expertes, le Radical se comporte très bien, comme l'ont prouvé également les Français Roland Henninot (5ème) et Patrick Médart (24ème), ainsi que l'Américain Valdes (16ème). La voie du succès en F3B reste donc la combinaison d'un excellent planeur, d'un pilote parfaitement entraîné, assisté d'une équipe de valeur. 
Le classement interéquipes
Au classement par équipes, l'Allemagne remporte la première place haut la main, avec plus de 1800 points devant la seconde équipe, de Suisse, et la troisième équipe, les USA.
Les places des belges
Au classement individuel, nos pilotes se classent comme suit:
19ème place Denis Duchesne avec 92.51 % des points du premier
33ème place Steeve Hansoulle avec 90.70 %
40ème place Alex Barbier avec 88.23 %
sur un total de 64 pilotes.
A l'interéquipes, la Belgique se classe 10ème, avec plus de 4000 points de retard sur les Allemands.
Un début d'analyse ?
Si l'on compare ces scores à ceux obtenus par la Belgique au cours des années passées, il est clair que nous avons subi un recul significatif. La Belgique avait été plusieurs fois en 5ème ou 6ème place à l'interéquipes, et rappelons que Denis Duchesne a été Champion du Monde en 1993.
Il est clair que nous avons perdu ce championnat lors de trois épreuves de distance, et plus particulièrement des distances des tours 5 et 6 où nos pilotes ont concédé jusqu'à 11 bases aux pilotes qui volaient en même temps qu'eux ! Par contre, en durée comme en vitesse, nos pilotes se sont extrèmement bien comportés. On se souviendra qu'il y a quelques années, c'était plutôt la vitesse où nous étions forcés de concéder des points à la concurrence. En distance, la Belgique s'était même taillé une certaine réputation au cours des derniers championnats.
La révision de notre stratégie de vol de distance doit absolument tenir compte de la disparition de Eddy Van Praag de l'équipe belge. Eddy était notre plus fin stratège et son avis était notamment souvent décisif dans le choix de repartir lorsque l'air semblait plus porteur ailleurs sur le terrain. Lors du présent championnat, il nous est arrivé de décider de repartir beaucoup trop tard pour pouvoir encore espérer obtenir un score utile. Aussi, le choix de surveiller longuement la concurrence avant de décider de treuiller doit sans doute être fondamentalement revu. Il nous ôte souvent la possibilité de repartir utilement. La coordination entre le pilote et de ses assistants doit aussi être revue pour nous redonner l'espoir de figurer utilement lors des vols de distance.


final result
alors mon grand robert on dort sur ses lauriers? où sont les derniers résultats ? on peut sponsoriser le carpe diem s'il le faut ou offrir le fendant !! bisous à tous et bon retour odette et raymond