Vendredi, entraînements
Lever à
7h.
Après avoir chargé le Trafic, départ vers le terrain à 8h., on déballe tout le matos en bout de piste à
côté des Américains et des Australiens. Les retrouvailles entre vieilles
connaissances vont bon train. L’ancien Champion du Monde Darryl Perkins n’est
pas là…. Il développe un nouveau modèle, encore ultra secret bien
entendu… !
Arrivent les Danois, toujours aussi sémillants, puis les Anglais. Leur équipe comporte plusieurs vieilles gloires, dont Bill Halley, père Steve qui fut un pilote de renom il y a déjà quelque temps.
Les treuils
sont montés mais voilà qu’un officiel de l’aérodrome de Emmen vient nous
trouver pour demander d’atterrir tous les modèles. La patrouille d’acrobaties
de l’Armée va venir atterrir, ainsi qu’un hélicoptère. Ces appareils feront
partie du show d’ouverture qui aura lieu demain samedi.. En effet, nous avons
droit à une belle démonstration de la patrouille, constituée de neuf Pilatus
PC7, des monomoteurs par ailleurs remarquablement silencieux, technologie
suisse oblige. En attendant, notre mise au point reste en carafe…
Chef, quand est-ce qu’on mange ?
L'équipe d'intendance va s'approvisionner au COOP du village voisin (quelle qualité, ces magasins suisses!), mais entretemps, les vols on pu reprendre et curieusement un vent assez fort et très turbulent s'est levé. Les atterrissages sont fort chahutés...
10,8 km de fil nylon
En milieu d’après-midi, on arrête les vols pour s’occuper de tout numéroter : treuils, modèles, bobines de fil, etc. Les fils sont enfin entre nos mains… nous devions recevoir les fils depuis plusieurs semaines, mais des délais imprévus nous avaient amenés à faire le voyage avec seulement quelques vielles bobines qui avaient déjà servi en concours en Belgique. Notre fournisseur nous avait promis de nous les livrer à Emmen. Ce qui fut fait à notre grand soulagement (27 bobines de 400m pour la petite histoire). Heureusement, Heinz-Bernd Heick, un autre fournisseur venu d’Allemagne était aussi arrivé avec son combi rempli de nylon monofilament jusqu’au toit! Il lui reste une quarantaine de bobines qui ne sont pas encore promises. Si le lecteur occasionnel de ceci se pose des questions à propos de cette apparente gabegie de fil nylon, il n’a pas tout à fait tort. Mais pour atteindre la meilleure altitude en F3B, il faut la combinaison d’un excellent planeur, d’un pilote hors-pair, d’un treuil pas débile et, pour chaque vol, du meilleur fil possible en fonction des conditions aérologiques. Par air calme, on peut s’autoriser du fil de 1mm, alors que par grand vent, il arrive que l’on casse le 1,3mm.
Entretemps aussi, on s’installe dans le paddock prévu par l’organisateur pour chacune des équipes, dans un des hangars de l’aérodrome. Et là aussi, le réseau WiFi du championnat est enfin disponible. On peut charger les images dans les albums du site… La soirée s'annonce détendue et demain, on ira s'entraîner au terrain de réserve, pendant que nos copains se jetteront dans la bagarre du concours international ouvert qui les occupera jusqu'à dimanche soir...

