J-1 - Second jour du concours Inter et enregistrements
Fin de la World Cup
Pour les participants à la World Cup, c'est le second jour de compétition. Pour nous et les Polonais, c'est une seconde matinée passée au terrain d'entraînement. Les propriétaires de l'aérodrome se prépârent à faire évoluer leurs drôles de machines. Une des deux ressemble à un assemblage de caisses à savon, avec sur le couple moteur un gros monocylindre de quelques centaines de cc. Steeve a dit que le moteur du remorqueur de Dominique est plus gros que celui de ce monoplace...
Nous arrivons au terrain après les Polonais, qui ont malheureusement un "maximal crash with terminal consequences", sans doute sur panne ou interférence radio.
Nous nous livrons à notre routine classique: quelques vols de durée, pour s'apercevoir que les thermiques ne sont pas donnés à tous, quelques passages en vitesse après installation de signalisation, contrôlée par Paulette et Robert. On fait aussi quelques vols de distance, dont un mémorable de Steeve qui a fait 30 bases en 3min58. Cela lui a fait un bond coté assurance pour la suite.
Retour au terrain pour un lunch melon-jambon fumé apprécié de tous.
Cet après-midi, on va pouvoir mesure les treuils sur l'installation officielle. Aux dernières nouvelles, il y aurait un décalage de -0.2 milliOhm par rapport à notre appareil belge. Mieux vaux vérifier....
En fin de journée, l'inter s'est terminé. Les trois premiers ne surprendront personne: Un certain Martin Herrig, champion sortant, suivi d'un autre double champion, le Suisse Andréas Boehlen et un certain Joe Wurst s'adjuge la troisième place.
Nous pouvons disposer du
terrain officiel à nous tout seuls pour quelques derniers vols de
calibrage. Les enregistrements des modèles se sont passés sans
encombre, mais une dernière surprise nous attend. Dans la troisième
version des ordres de départ, les fréquences des Belges sont à nouveau
erronées... On aura donc bientôt une quatrième version.
Je place sur Youtube quelques vidéos de la réunion des chefs d'équipe et des processing des modèles...
En effet, vers 19h, nous pouvons enfin vérifier les ordres de départ "finaux". On termine la soirée par une bonne session à la piscine et un excellent repas. Le moral de l'équipe est au zénith.
... La nuit de tous les dangers
Mais la jounée "moins-un" n'était prête de se terminer... Vers 22h, alors que nous terminons notre repas, un énorme orage se déclare. Quelques minutes plus tard, le patron de l'hôtel qui s'est informé à la météo nous annonce qu'une très grosse perturbation descend depuis l'ancienne Allemagne de l'Est, avec des pluies de grelons gros "comme ça" (son geste monter la taille d'un oeuf de poule...). Songez à la panique: notre tente Quechua ne supportera peut être pas une grosse tempête, mais qu'en sera-t-il des chapiteaux de l'organisateur sous lesquels nous avons laissé pour la nuit nos modèles montés. Une minute plus tard, plus d'électricité! Et le vent de déchaîne, en même temps qu'une pluie battante et des éclairs qui illuminent la nuit presque en continu. Les parasols due la terrasse ploient comme des fétus. Il est provisoirement impensable de sortir, et sûrement de se rendre au terrain. Vers 23h15, le vent a un peu faibli et l'équipe décide de se rendre au terrain, par des routes parfois encombrées d'arbres abattus.
Mais la Peugeot passe de justesse et arrivés au terrain, on évalue les dégâts: toutes les tentes des concurrents sont dévastée; les chapiteaux eux ont tenu... Ouf ! Les planeurs sont hâtivement démontés et rangés dans la Peugeot. Retour à l'hôtel vers minuit trente. Il est remarquable que les routes ontédéjà été dégagées. Bel exemple d'efficacité de nos amis Tchèques. A l'hôtel, il n'y a toujours ni eau ni électricité. Mais le principal est sauf, à savoir les planeurs. On verra demain matin pour la tente Quechua et le matériel qui est resté dessous...

